Les Magiciennes — Histoire des femmes dans la magie
Introduction
Chères amies, chers amis de l’art magique, nous sommes heureux de vous présenter un ouvrage inédit, LES MAGICIENNES : la Prestidigitation au Féminin – Art & Histoire, une œuvre qui établit une chronologie des femmes pratiquant la magie simulée de l’Antiquité à nos jours, à travers 2 500 ans d’histoire.
Composé de quatre chapitres, avec tout d’abord la partie historique écrite par Philippe Saint-Laurent abordant la « Représentation des femmes dans la magie, de l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle » sur 250 pages, à travers différentes incarnations de la magicienne : prêtresses, femmes-monstres, sorcières, voyantes, escamoteuses, prestidigitatrices, physiciennes, télépathes, magnétiseuses, hypnotiseuses, médium spirites, illusionnistes… Nous y découvrons des figures oubliées de l’histoire et des révélations inédites. Ces dix essais sont complétés par de nombreuses fiches individuelles et détaillées.
Le chapitre II est consacré à « L’âge d’or de la magie, des années 1880 aux années 1930 » où sont mis à l’honneur de grandes figures comme Adelaide Herrmann, Emma Reno, Mercedes Talma, Vonetta, Ionia…
Le chapitre III célèbre « Le triomphe des femmes, des années 1920 aux années 1980 » avec des artistes médiatiques comme Geri Larsen, Dell O’ Dell, Suzy Wandas, Koringa… mais aussi des oubliées à l’image de Cleopatra, Delia Kamia, Estercita…
Le chapitre IV marque la consécration des « Magiciennes sur la scène internationale, de 1990 à 2025 », de la starification des artistes de Las Vegas, aux influenceuses des réseaux sociaux.
Un cinquième et dernier chapitre a été spécialement conçu pour cette édition, mettant en lumière 34 illusionnistes françaises contemporaines, sur plus de 70 pages.
Le sommaire est complété par une liste des lauréates de la FISM, une frise chronologique des magiciennes apparaissant dans l’ouvrage, une bibliographie individuelle et générale, un index alphabétique par nom, et une liste de plus de 3800 magiciennes recensées à travers le monde qui ne demande qu’à être complétée avec le temps.
Nous avons mis tout notre cœur, notre passion, notre énergie et notre expertise pour produire ce travail. En espérant qu’il soit à la hauteur de vos attentes et qu’il ravira tous les amoureux de magie, d’histoire, d’art du spectacle et de livre d’art.
Présentation de l’ouvrage
LES MAGICIENNES : la Prestidigitation au Féminin – Art & Histoire
Éditions Musée de la Magie – Paris – Mai 2026
Ce livre richement documenté et illustré de 648 pages, comprenant plus de 500 illustrations entièrement en couleur, est présenté dans une réalisation reliée – cousue avec signet au format 24 cm x 24 cm. Les affiches, gravures, lithographies et photographies complètent les récits détaillés de femmes magiciennes à travers différentes époques et différents genres de magie.
Pourquoi ce livre est unique
Ce livre se distingue à plusieurs titres, tant sur le plan éditorial qu’historiographique.
Un sujet inédit dans la littérature magique mondiale
Il redécouvre 3 700 magiciennes des quatre coins du globe — Europe, Amériques, Asie, Afrique — du XVIIe siècle à nos jours. Aucun ouvrage consacré exclusivement aux femmes dans l’histoire de la prestidigitation n’existe à cette échelle dans aucune bibliographie connue.
Un événement éditorial de premier plan
Il est qualifié d’événement éditorial sans précédent dans l’histoire de la magie, avec 648 pages pour redonner leur place aux femmes qui ont ensorcellé le monde et que l’histoire a oubliées.
Une facture bibliophile rigoureuse
Le format est luxe 240×240 mm, couverture cartonnée, reliure cousue, édition limitée. Chaque exemplaire est numéroté et accompagné d’un certificat d’authenticité signé par l’auteur.
La légitimité institutionnelle de l’auteur
Sébastien Bazou est un historien et collectionneur reconnu dans la communauté internationale, auteur prolifique sur Artefake avec plus de 1 300 articles en consultation libre, dont une catégorie entière dédiée aux magiciennes.
L’ancrage institutionnel
Il est publié par les Éditions Musée de la Magie, l’une des rares maisons d’édition spécialisées en histoire de la prestidigitation en France, ce qui lui confère une caution scientifique et patrimoniale que n’ont pas les publications généralistes.
En résumé : c’est à la fois le premier ouvrage de cette ampleur sur ce sujet, une pièce de collection bibliophile, et un travail de recherche historique sérieux ancré dans une institution de référence.
L’histoire des femmes dans la magie
Les femmes dans la magie : une histoire que l’on a longtemps préféré oublier
Il faut d’abord nommer l’inconfort. L’histoire de la prestidigitation, telle qu’elle a été écrite, est presque exclusivement une histoire d’hommes. Des noms, des dates, des portraits — Robert-Houdin, Houdini, Herrmann — et derrière eux, dans les coulisses ou scié en deux sur scène, la femme. Assistante. Partenaire. Décor.
Mais c’est une histoire incomplète. Et probablement fausse.
Revenons au début, au XVIIe siècle, quand la magie n’était pas encore un spectacle de music-hall mais quelque chose de beaucoup plus ambigu. Les femmes qui pratiquaient des arts occultes, qui lisaient les astres, qui connaissaient les plantes et leurs propriétés, étaient souvent plus proches de ce que l’on appellerait aujourd’hui des scientifiques — ou des charlatanes, selon le point de vue — que de sorcières. Le problème, c’est que la frontière entre magie naturelle et sorcellerie était décidée par d’autres. Presque toujours des hommes, souvent des clercs.
Résultat : des milliers de femmes ont payé très cher leur savoir. Ce contexte n’est pas un détail. Il explique pourquoi, quand la prestidigitation est devenue un art respectable — un métier bourgeois, presque — au XIXe siècle, les femmes n’y sont entrées qu’avec précaution, souvent par la porte de service.
Les premières à monter sur scène le font comme partenaires. C’est la règle du genre : l’homme opère, la femme subit les effets. Elle est sciée, suspendue, transpercée, disparue. C’est elle que l’on regarde, mais c’est lui que l’on écoute. Cette asymétrie est si profondément ancrée que peu de gens, à l’époque, la remarquent même.
Pourtant, certaines femmes prennent le contrôle autrement. Talma — de son vrai nom Mary Ann Ford — travaille aux côtés de Servais Le Roy à la fin du XIXe siècle comme manipulatrice virtuose. Elle n’est pas cantonnée au rôle de faire-valoir. Ses mains sont aussi rapides que celles de n’importe quel prestidigitateur masculin de sa génération, et les critiques de l’époque le reconnaissent, quand ils le veulent bien.
Adelaide Herrmann mérite qu’on s’arrête. Née en 1853 à Londres, elle commence sa carrière avec son mari Alexander Herrmann, l’un des plus célèbres magiciens de son temps. Quand il meurt en 1896, elle ne se retire pas. Elle reprend le spectacle. Seule. Pendant plus de vingt ans, elle tourne aux États-Unis, elle jongle avec des fusils et des foulards, elle fait des tours que peu d’hommes auraient osé inclure dans leur programme. Les journaux l’appellent « The Queen of Magic » — un titre condescendant dans sa formulation, mais qui dit quand même quelque chose de réel. Elle existait. Elle performait. Elle remplissait les salles.
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’Adelaide n’était pas une exception parce qu’elle était exceptionnelle. Elle était une exception parce que les circonstances le permettaient — un mari mort, une carrière déjà construite, un public habitué à son nom. Pour les autres, celles qui voulaient commencer de zéro, les obstacles étaient autrement plus sérieux.
Le XXe siècle n’améliore pas grand-chose, au moins dans un premier temps. Les femmes restent minoritaires dans les grandes fédérations, rares dans les cercles de cercles, absentes des traités techniques. Dell O’Dell, dans les années 1940 et 1950, réussit à construire une carrière solo aux États-Unis — elle fait de la télévision, elle tourne, elle écrit. Mais elle est présentée comme une curiosité autant que comme une artiste.
Il y a quelque chose d’épuisant, quand on lit les archives de cette période, à voir le même mécanisme se répéter : la femme magicienne doit toujours prouver quelque chose en plus. Que sa technique est vraie, que sa carrière est légitime, qu’elle n’est pas là par accident ou par favoritisme conjugal. Ce n’est pas qu’il n’y avait pas de talent — il y en avait, manifestement. C’est que le talent seul ne suffisait pas.
Quelque chose change dans les années 1970 et 1980, lentement. Dorothy Dietrich, aux États-Unis, s’attaque aux grandes illusions d’évasion — les menottes, les camisoles, les numéros que Houdini avait rendu mythiques. Elle les fait. Correctement. Sans qu’on lui accorde le crédit qu’elle mérite, d’ailleurs, mais c’est une autre histoire.
En France, la situation est comparable. Quelques noms circulent, quelques carrières s’imposent malgré tout, mais la magie reste un milieu où la femme doit négocier sa place d’une façon que l’homme n’a jamais à envisager.
Ce que révèle l’histoire longue des femmes dans la prestidigitation, c’est moins un complot organisé qu’une série de mécanismes ordinaires : l’accès aux formations, le regard des pairs, la construction des récits historiques, le choix de ce qu’on garde et de ce qu’on laisse tomber dans les archives. Les 3 871 magiciennes recensées à ce jour dans les collections spécialisées ne sont pas des fantômes. Ce sont des professionnelles dont le travail a été documenté, parfois photographié, parfois critiqué dans la presse — et qui ont disparu des histoires officielles parce que personne n’a jugé utile de les y maintenir.
C’est cela, peut-être, la vraie illusion : non pas ce que le magicien cache dans sa manche, mais ce que l’histoire choisit de ne pas voir.
Chronologie des magiciennes
| Époque | Nom | Pays | Domaine |
|---|---|---|---|
| XVIIe s. | Femmes de foire et diseuses de bonne aventure | Europe | Arts divinatoires, spectacles ambulants |
| 1851 | Anna Eva Fay | États-Unis | Mentalisme, phénomènes spirites |
| 1853 | Adelaide Herrmann | Royaume-Uni | Grandes illusions, direction de troupe |
| 1875 | Okita | Japon | Manipulation, tournées européennes |
| 1882 | Talma (Mary Ann Ford) | Belgique | Manipulation de pièces et cartes |
| 1885 | Annie Abbott | États-Unis | Force magnétique, phénomènes physiques |
| 1896 | Adelaide Herrmann (solo) | États-Unis | Première femme à diriger seule une grande troupe |
| 1902 | Dell O’Dell | États-Unis | Magie comique, pionnière de la télévision |
| 1945 | Dell O’Dell à la télévision | États-Unis | Première magicienne du petit écran américain |
| 1970 | Dorothy Dietrich | États-Unis | Évasions, numéros Houdini au féminin |
| 1980 | Juliana Chen | Chine / International | Manipulation, compétitions mondiales |
| 1991 | Melinda Saxe | États-Unis | Grandes illusions, scènes de Las Vegas |
| 2000 | Jade | France / International | Scène internationale, illusions contemporaines |
| 2010 | Angela Funovits | Autriche | Manipulation, Grand Prix FISM |
| 2026 | Les Magiciennes — Sébastien Bazou | France | 3 800 noms redécouverts, Éd. Musée de la Magie |
Sources : Éditions Musée de la Magie · Les Magiciennes, Sébastien Bazou (2026)
Grandes magiciennes citées dans l’ouvrage
Figures historiques (XVII–XIX siècle)
- Mlle Regnault — première escamoteuse documentée, Pont-Neuf, Paris, v. 1697
- La « jeune Persienne » de Palatini — v. 1776, tournées européennes
- Anna Eva Fay (1851–1927) — mentaliste, États-Unis
- Adelaide Herrmann (1853–1932) — grandes illusions, direction de troupe solo
- Mercedes Talma / Mary Ann Ford (1868–1944) — manipulation, « Queen of Coins »
- Madame Emma Reno (1867–1927) — États-Unis
- Annie Abbott — force magnétique, États-Unis
- Lulu Hurst — phénomènes physiques
- Evatima Tardo — vaudeville américain
- Ionia — illusionniste vedette
- Bénita Anguinet — première magicienne citée dans la littérature française spécialisée
XX siècle
- Dell O’Dell (1897–1962) — magie comique, pionnière TV américaine
- Madame DeLinsky — grandes illusions
- Dorothy Dietrich — évasions, bullet catch au féminin
- Fay Presto (Letitia Winter, née 1947) — close-up, première femme au Inner Magic Circle de Londres (1991)
- Gay Blackstone (née 1952) — productrice, Masters of Illusion
- Juliana Chen — manipulation, compétitions internationales
FAQ
Questions fréquentes
Qu’est-ce que « Les Magiciennes » ?
Les Magiciennes est un ouvrage de référence signé par l’historien et collectionneur Sébastien Bazou, publié en 2026 par les Éditions Musée de la Magie. En 648 pages, il retrace l’histoire méconnue des femmes dans la prestidigitation, du XVIIe siècle à nos jours, à travers 3 700 noms redécouverts sur quatre continents. C’est le premier ouvrage de cette ampleur consacré exclusivement aux femmes dans l’art magique. Qui est l’auteur ?
Qui est l’auteur ?
Sébastien Bazou est historien de la magie, collectionneur et fondateur d’Artefake, la principale plateforme française de recherche et d’archives sur l’histoire de la prestidigitation. Ses travaux portent sur l’âge d’or de la magie, le mentalisme, et la place des femmes dans cet art. Les Magiciennes est l’aboutissement de plusieurs années de recherches dans des archives publiques et des collections privées à travers le monde. Pourquoi ce livre est-il unique ?
Pourquoi ce livre est-il unique ?
Aucun ouvrage n’avait jusqu’ici recensé les femmes dans la prestidigitation à cette échelle ni avec cette rigueur documentaire. La bibliographie magique mondiale, pourtant abondante, a longtemps ignoré ou marginalisé leurs contributions. Les Magiciennes comble cette lacune en s’appuyant sur des documents rares — photographies d’époque, affiches, programmes, correspondances — issus de collections publiques et privées. Il ne s’agit pas d’un essai militant, mais d’un travail d’historien. Quelle est la période couverte par l’ouvrage ?
Quelle est la période couverte par l’ouvrage ?
L’ouvrage couvre une période allant du XVIIe siècle à nos jours, depuis les premières escamoteuses documentées sur les places publiques européennes jusqu’aux magiciennes contemporaines de la scène internationale. La couverture géographique est mondiale : Europe, Amériques, Asie et Afrique. Qui trouvera cet ouvrage dans sa bibliothèque ?
Qui trouvera cet ouvrage dans sa bibliothèque ?
Le livre s’adresse à plusieurs publics : les collectionneurs et bibliophiles en quête d’une édition limitée et documentée, les historiens et chercheurs spécialisés dans les arts du spectacle ou les études de genre, les professionnels et amateurs de prestidigitation soucieux de connaître l’histoire de leur art, et tout lecteur curieux d’une histoire méconnue, racontée à travers des documents visuels exceptionnels. Combien d’exemplaires sont disponibles ?
Combien d’exemplaires sont disponibles ?
L’édition est à tirage limité. Une fois l’édition épuisée, aucun retirage n’est prévu sous cette forme. Les commandes passées avant le 1er juin 2026 bénéficient du tarif de lancement. Quelles sont les caractéristiques de l’édition ?
Quelles sont les caractéristiques de l’édition ?
L’ouvrage se présente en format carré 240 × 240 mm, couverture cartonnée, reliure cousue, 648 pages illustrées de documents rares et photographies d’époque. Son prix de lancement est de 110 €, frais d’expédition en sus selon la destination. Où commander l’ouvrage ?
Où commander l’ouvrage ?
Le livre est disponible à la commande directement sur le site de la Médiathèque du Musée de la Magie : mediatheque.museedelamagie.com. Il est également disponible à la librairie du Musée de la Magie, 11 rue Saint-Paul, Paris IV. Le livre existe-t-il en version numérique ?
Le livre existe-t-il en version numérique ?
Non. Les Magiciennes est publié exclusivement en édition imprimée. Le parti pris bibliophile de l’ouvrage — papier, reliure, format, numérotation — est indissociable de la démarche éditoriale. Aucune version PDF ou ebook n’est prévue. Des expositions ou événements sont-ils prévus autour du livre ?
Des expositions ou événements sont-ils prévus autour du livre ?
Le Musée de la Magie, 11 rue Saint-Paul (Paris IV), est le lieu naturel de référence pour les événements liés à la publication. Pour être informé des rencontres, signatures et manifestations organisées autour de l’ouvrage, il est conseillé de s’abonner à la lettre d’information des Éditions Musée de la Magie via le site de la Médiathèque.
